Définir le besoin
Avant de rédiger, nous précisons la question à laquelle la page doit répondre, le public visé et l’action qu’elle doit faciliter. Une page sans utilité identifiable n’est pas publiée uniquement pour occuper une requête de recherche.
Nous privilégions les informations propres au projet : données structurées, organisation de la collection, catégories, comparaisons explicites et liens vers les sources utiles.
Recueillir et qualifier
Les éléments sont recueillis depuis les sites concernés et, lorsque le sujet l’exige, depuis des sources primaires ou reconnues. Nous distinguons une affirmation vérifiable, une présentation éditoriale et une simple opinion.
La date, l’auteur, l’organisme responsable, la proximité avec le fait et un éventuel intérêt commercial aident à déterminer la confiance à accorder à une source.
Rédiger et relire
Des outils d’IA peuvent aider à proposer une structure, reformuler un passage, traduire ou produire un brouillon. Ils ne sont pas cités comme source et leur sortie n’est pas considérée comme vraie par défaut.
La relecture recherche les incohérences, formulations trop affirmatives, chiffres sans origine, liens cassés et risques de confusion. Le texte final doit rester proportionné à ce qui a effectivement été vérifié.
Publier, dater, corriger
Les pages importantes indiquent leur date de mise à jour par leurs métadonnées. Les informations susceptibles d’évoluer doivent être réexaminées plus souvent que les contenus de méthode.
Un signalement précis déclenche une nouvelle lecture. Selon le résultat, le contenu peut être corrigé, complété, annoté ou retiré. Une correction ne dépend pas de la popularité du demandeur.
Ce que la méthode ne garantit pas
Aucun processus raisonnable ne garantit l’absence totale d’erreur ni une mise à jour instantanée de toutes les pages. La méthode réduit le risque et rend les choix plus explicites ; elle ne transforme pas le portail en source officielle universelle.
Pour la santé, le droit, les finances, la sécurité ou toute décision à fort impact, consultez un professionnel qualifié ou l’autorité compétente.
Hiérarchie des sources
Pour décrire un site, la première source est généralement le site lui-même : page d’accueil, présentation, mentions légales, documentation ou pages de service. Cette source permet de savoir ce que le projet affirme, mais pas toujours de confirmer que toutes ses affirmations sont exactes.
Lorsqu’une vérification externe est nécessaire, nous privilégions le texte officiel, la documentation de l’organisme responsable, la donnée d’origine ou le document complet avant son commentaire. Les médias reconnus et publications spécialisées peuvent apporter du contexte, tandis que les agrégateurs et reprises anonymes ont une valeur plus limitée.
Une source secondaire peut être excellente pour expliquer. Elle ne doit simplement pas être présentée comme la preuve primaire lorsqu’une source plus directe existe.
Un contrôle fondé sur le risque
Une catégorie générale, une langue disponible ou l’existence d’une page de contact peuvent être observées directement. Une statistique, une obligation juridique, une recommandation de santé ou une affirmation de sécurité exige davantage de précautions.
Nous examinons alors la gravité possible d’une erreur, la vitesse à laquelle l’information peut changer et la capacité du lecteur à la vérifier lui-même. Plus le risque est élevé, plus le texte doit citer sa limite, orienter vers une autorité compétente ou renoncer à une conclusion trop large.
Cette approche évite d’appliquer mécaniquement le même niveau de certitude à des informations de nature différente.
Contrôle avant publication
La relecture finale vérifie que le titre correspond au contenu, que chaque section répond à une question utile et que les répétitions ne masquent pas un manque d’information. Les liens, noms propres, dates et formulations comparatives sont examinés séparément.
Nous recherchons aussi les signes classiques d’un texte artificiellement allongé : introductions interchangeables, conclusions sans apport, listes qui reformulent le paragraphe précédent et affirmations vagues impossibles à contrôler.
Une page est prête lorsque son utilité peut être résumée clairement, que ses limites sont visibles et que le lecteur sait quelle source consulter ensuite.
Maintenance éditoriale
Les signalements, liens devenus inaccessibles, changements de redirection et incohérences repérées lors des relectures alimentent la maintenance. Une correction simple peut être appliquée immédiatement ; une modification de fond demande une nouvelle qualification des sources.
Nous évitons de modifier artificiellement une date pour donner une impression de fraîcheur. Une mise à jour doit correspondre à un changement réel du texte, de la structure, des liens ou des informations publiées.
Lorsqu’une page ne peut plus être maintenue utilement, son retrait est préférable à la conservation d’un contenu manifestement dépassé.